vendredi 4 septembre 2015

Bénichon & bricelets singinois

Le bricelet singinois (Singine: district suisse-allemand du canton) diffère du bricelet qui est fabriqué dans la partie francophone par le fait qu'il est salé! Ce n'est pas la seule différence. Ce bricelet est plat et est cuit traditionnellement au feu de bois.


Dans notre famille romande, c'est grâce à un mariage avec une famille Buchs de Jaun que la tradition singinoise nous a ainsi été transmise. Début septembre, en prévision de la Bénichon de la plaine (2ème week-end de septembre) les préparatifs commencent. Il y a bien sûr la moutarde de Bénichon qui ravive les papilles des connaisseurs, la cuchaule et son petit goût safrané, les cuquettes et leurs feuilletés délicats et fragiles, les pains d'anis et les croquets au bon goût des souvenirs d'enfance et nous préparons également les bricelets singinois.
 
 La pâte est préparée la veille puis étalée et coupée en de longues bandes qui sont ensuite reliées.

Le fer à bricelet, en fonte, se compose de deux parties reliées par un long manche. Le décor des fers comportent souvent des armoiries. Il faut le préchauffer dans le feu de bois. Puis déposer entre les deux fers 2 bandes de pâtes, en croix, afin de garder, si possible, les 5 trous. C'est en quelque sorte, le but du jeu mais pas toujours facile à réaliser!


Avec une bonne braise, compter quelques minutes de cuisson et retourner le fer à mi-cuisson.


Pour une pâte faite à base de 1l de crème, il faut compter une heure de travail pour un rendement d'une centaine de bricelets. Le résultat pour 5 litres est toujours assez impressionnant. Au final, les entreposer dans une boîte en fer-blanc et fermer hermétiquement afin de les conserver jusqu'à la Bénichon, si possible! A l'apéritif, avec un petit verre de vin blanc du Vully, c'est un vrai régal.










 Santé et bonne dégustation !

Corinne

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