vendredi 28 février 2014

D’ou vient le dzaquillon gruèrien ?


Le canton de Fribourg est une région riche en histoire et en traditions. Certaines sont encore en vogue aujourd’hui, notamment dans le district de la Gruyère, situé au sud du canton. Chaque année, lors de fêtes ou rassemblements, on peut voir déambuler dans les rues de Bulle et des villages avoisinants des femmes revêtues d’une robe et d’un tablier traditionnel appelé « dzaquillon », tandis que les hommes portent un gilet et un pantalon assortis, le fameux « bredzon ».  

D’où viennent donc ces costumes ? Contrairement aux dires populaires, ce ne sont pas des vêtements portés depuis toujours au sein du peuple gruérien. Tout a commencé au XXe siècle, plus précisément en 1928, date de la création de l’Association gruérienne pour les costumes et les coutumes (AGCC). A cette époque, le conservateur du Musée gruérien Henri Naef « part en croisade pour défendre – ou réinventer les traditions gruériennes ». En effet, durant l’entre-deux guerres, l’on s’aperçoit que « les paysans cessent de porter le vêtement de leur région de manière spontanée ». L’habit devient alors costume, symbole d’identité régionale que l’on exhibe lors de représentations. Henri Naef porte lui-même le bredzon et milite pour que les hommes se vêtent du complet d’armailli (vacher qui fabrique le gruyère à l’alpage) le dimanche. En revanche, « il est interdit aux dames et aux messieurs de revêtir le costume dans les mascarades et en toute circonstance incompatible avec la dignité qu’il mérite. » En bref, le port du bredzon est considéré comme un honneur.

L’on cherche alors un costume pour femme qui irait avec cette tenue. Les premiers groupes féminins de l’AGCC portent des robes du dimanche faites de soie noire, mais ce vêtement cher – la soie est également difficile à trouver – n’est pas adapté pour être vêtu par tout un groupe. « En plus, il s’accorde mal avec le bredzon, habit de travail qui symbolise le patriotisme et l’amour du travail de la terre ».

Au XIXe siècle et jusqu’à l’arrivée du pantalon dans la mode féminine, la robe est avant tout un marqueur féminin régi par un code vestimentaire non écrit mais bien perceptible. Il existe alors deux types de robes : celles de cérémonie, en soie, pour les dames élégantes et celles lourdes en laine ou coton pour les campagnardes.

C’est de cette dernière que s’inspirera le dzaquillon, un costume de faneuse aux couleurs chatoyantes. Il est composé de quatre pièces : une robe qui s’ouvre au milieu et par-dessus laquelle l’on met un tablier épinglé sur le haut de la poitrine. Sous la robe l’on porte un chemisier à manches courtes bouffantes. Enfin, un foulard complète le costume, couvrant le décolleté de la robe. Ces tenues sont encore portées de nos jours par les Gruyèriens, lors de rassemblements, comme la désalpe, la Bénichon, la Poya et de célébrations.

Noa

Sources :

      Dutoit, Christophe. ‘En 1928, la Gruyère ‘inventa’ son costume traditionnel’. La Gruyère le journal du sud fribourgeois. Edition du jeudi 17 oct. 2013. <http://www.lagruyere.ch/2013/10/en-1928-la-gruyère-«inventa»-son-costume-traditionnel.html>. Retiré le 22 fév. 2014.-          
       Raboud-Schüle, Isabelle. ‘La robe comme monument. Quand le vêtement dictait sa forme au corps’. Dress Code. Le vêtement dans les collections fribourgeoises. Hier + jetzt, ed. 2013. pp. 105-115.


 


vendredi 21 février 2014

Balade nocturne en raquettes aux Vuipays

La raquette à neige c’est sympa mais ça l’est encore plus à la nuit tombée ! Surtout quand on sait qu’il y a une petite récompense en haut…La fameuse fondue ou autre spécialités régionales ! Et bien entendu la descente en bob pour ceux qui le souhaitent.
Idéal à faire en groupe à la tombée de la nuit, le parcours vous emmène tout d’abord dans la forêt avant d’arriver dans les pâturages et enfin d’apercevoir le chalet du Vuipay! Comptez 1h30 de montée depuis le parking du pont de la Cascade en suivant le balisage « caquelons » (sentier N° 8).
Arrivé au sommet, vous avez la possibilité de déguster des spécialités de la région comme par exemple la fondue Vacherin ou moitié-moitié, croûte au fromage, soupe, etc.
Une fois rassasié, pourquoi ne pas tenter la descente en bob ? Fous rires garantie ! Par contre, pensez à prendre une lampe frontale, toujours plus pratique pour « guider » le bob dans la nuit ! La location du bob se fait au chalet du Vuipay pour le prix de CHF 5.-.
Pour ceux qui désirent monter de jour aux Vuipays, plusieurs parcours sont possibles depuis le parking du pont de la Cascade. Une autre alternative plus courte est aussi réalisable depuis le parking de la Cuva
Plus d’infos :

Buvette Le Vuipay : Tel. +41 (0)21 948 04 32



Léonie Chenaux


vendredi 14 février 2014

Sur le Chemin de St-Jacques (de Schwarzenburg à Romont)

Une belle aventure que le Chemin de St-Jacques m’a apporté. Un départ tôt le matin de la gare de Fribourg, en bus pour Schwarzenburg, afin de prendre le départ de l’étape officielle du Chemin de St-Jacques de Compostelle. Un début de marche dans la neige, entre crissements de chaussures et glissades sur la glace. A St-Antoni, une petite halte s’impose pour découvrir ce super « Bauernladen » qui nous aurait permis, si nous avions trouvé un banc sec, d’y acheter notre pique-nique du terroir. www.schwallers.ch Pour cette fois, nous continuons notre route jusqu’à Tafers, tout en découvrant animaux et paysages grandioses. Une course folle de biches à l’orée de la forêt nous laisse pantoises.
Suite de l’aventure, après le repas pour reprendre des forces, nous arrivons sur les hauts du Schoenberg pour ensuite redescendre vers la Vieille Ville avant de revenir à la case départ, la gare de Fribourg. Et oui, il est déjà 16h00 mais nous devons encore nous encourager pour arriver au Bed&Breakfast, la Maison des Anges, à Froideville. www.maison-des-anges.ch Elle nous apparaît comme un songe, dans le crépuscule, après une dernière montée depuis le pont de Ste-Appoline.
Une belle soirée de partage avec les propriétaires des lieux avant un dodo réparateur. Le lendemain, il faut réchauffer les articulations et s’encourager à partir dans un décor un peu maussade, il faut l’avouer. A Posat, le serveur nous encourage dans notre périple (double ration de chocolats avec le café).
Un joli chemin découvert dans la forêt pour rejoindre Autigny où la pause de midi est la bienvenue. Heureusement, le soleil revient pour nous motiver à reprendre la route vers Romont. Une longue route entre Chavannes sous Orsonnens et Romont finit de nous couper nos dernières forces.

C’est fait, nous avons réussi notre initiation au Chemin de St-Jacques : une superbe expérience, beaucoup de partage et une joie nous parcourt à notre retour en train vers Fribourg. A quand la suite ? www.jakobsweg.ch
Découvrez prochainement un forfait « pèlerins » sur notre site internet. En attendant, d’autres forfaits sont déjà réservables pour découvrir FRIBOURG REGION. 


Anne

vendredi 7 février 2014

La Berra & Jaun : nouvelles installations

C’est par des journées bien ensoleillées que – enfin - j’ai testé les récentes installations des remontées mécaniques de la Berra et du Jaun.

La nouvelle installation comprend 80 sièges à 4 places et 10 cabines de 8 places qui permettent de rejoindre le sommet de la station en moins de 8 minutes, hiver comme été.


A l’arrivée du télésiège, le sommet de la Berra est tout proche. On y voit de nombreux randonneurs en peaux qui y accèdent.

A défaut d’atteindre le sommet, je préfère nettement apprécier le super paysage sur le lac de La Gruyère, que l’on découvre une fois sur la piste.
A la Berra, il est également possible de faire de la raquette. 3 sentiers sont balisés à cet effet.



Le Gastlosen Express 

A Jaun, le nouveau télésiège est en fonction depuis 2011 mais pour moi, c’était une première ! 

Depuis le parking, petite spécialité, il faut d’abord se munir de son abonnement avant d’aller en direction du Télésiège.


Super, comme c’était un mardi, j’ai pu bénéficier de l’action du mois de janvier « mardi et jeudi, carte journalière à Fr 20.-. Là aussi le paysage est magnifique.

Depuis peu, une piste de luge de 6 km a été inaugurée. La plus longue du canton. Une véritable attraction. L’avez-vous testée ?

Faites-nous part de vos expériences …

Pour toutes les stations des Alpes fribourgeoises, vous pouvez vous renseigner sur les conditions d’enneigement grâce au bulletin journalier émis par les stations elles-mêmes.




Corinne Bovet